Voici les oeuvres d'Eirien Tuilinn dont un poème en sindarin!

 


Amrûn o Lamedon

olo, hîr nîn !
Le darthathon ne Chiriliant
nuin ithil.
Ne chenedril
deliannen an uir i eiliant.
Orath o Amrûn anglennant.

Sûl forodren!
Hebithon am melethron nîn
angoll elui,
esgal chithui.
Gwedithon ne thail nill nibin .
Amrûn! Rýn nîn linna ess lîn.

A vrannon vain !
Guren chelthennin 'iritha
or i ringloss.
Im alagos.
Breithatha i 'líchaust vara.
i graban ed Amrûn dhrega.

 

Traduction:

Venez, mon seigneur!
Je vous attendrai sur le pont de la Ciril
sous la lune.
Dans la glace,
j'ai caché l'arc-en-ciel pour toujours.
Les lumières de l'Aube approchaient.

Vent du Nord!
Pour mon amant, je m'habillerai
d'un manteau étoilé,
d'un voile de brouillard.
J'attacherai des grelots à mes pieds.
Aube ! Mes pas chantent son nom.

Ô beau seigneur!
Mon coeur nu frémit
sur la froide neige.
je suis un vent violent.
Le lit de miel fougueux éclate soudain.
Le corbeau de l'Aube part.

 


Esgal morchaint mhaidh

Un voile d'ombres pâles
sur mes yeux rêveurs
et le parfum des fleurs
qui couronnent la tête
-guirlande de lavande-
des fées qui font la fête.

Un voile d'ombres pâles
sur nos corps immaculés.
On descend l'escalier.
Au-delà de cette porte
-voyage aux nuages-
toute musique est morte.

Un voile d'ombres pâles
sur mon esprit errant.
Dix-huit filles descendant
d'un paradis d'or
-l'éveil du soleil-
où ma jeunesse s'endort.

 


Deliad in Ithil

Dors toujours, lune captive.
Le soleil couchant
dans son lit vermeil
attend ton réveil
d'un désir croissant.

Cache encore, lune furtive,
de son oeil tes rêves
-des étoiles filantes
que le roi tourmente
en plongeant son glaive-.

Crains le jour, lune naïve !
La brume du matin
qui couvrait vos corps
accusera l'aurore
d'avoir vu ton sein.

 


©Eirien Tuilinn

 

Retour au début - Accueil